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Des activités culturelles et sportives à proximité

La Charente-Maritime n’est pas le premier département touristique de la côte Atlantique pour rien. Nombre de festivals sont ainsi organisés à tout moments de l’année dans notre beau pays de Saintonge : du théâtre, des fêtes médiévales, de la musique folklorique, du cinéma, de la musique, des livres... C’est à la carte !
De nombreuses activités peuvent être pratiquées, la pêche, la randonnée, les ballades à cheval, les visites de caves et domaines viticoles de pineau et cognac ...
Les bonnes tables ne manquent pas en saintonge pour déguster une gastronomie terre/mer de plats traditionnels et savoureux !

Des activités culturelles et sportives sur place

Le terrain de plusieurs hectares offre de nombreuses possibilités d’activités de plein air : pêche, potager, jardin, cheval, poulailler etc ... qui feront la joie des petits et de grands lors de visites des familles, mais aussi randonnées dans la campagne environnante, visites de monuments etc...

L’infrastructure des bâtiments se prête également à nombre d’activités culturelles :

- Formations
- Conférences
- Ateliers créatifs
- Expositions d’artistes locaux
- vente de produits artisanaux
- Vente de produits régionaux
- Rencontres diverses
- Vieilles voitures
- Ateliers cuisine

Cette liste pourra être complétée au gré de nos envies et de nos opportunités...
D’ores et déjà, pour esquisser une vie culturelle accessible à toutes et à tous, un philosophe conférencier et conteur et un historien d’art sont prêts à venir animer des soirées culturelles.

 

 

Texte de Henri Pena-Ruiz, Ecrivain, Docteur en philosophie, et mon AMI,

qui animera nos soirées de quelques conférences sur : Victor Hugo, La laïcité, Les grandes légendes de l’humanité, Le bonheur, ...

Un troisième âge à refonder :

Tous les âges de la vie humaine sont féconds et créateurs. Avec l’enfance et l’adolescence, ce sont les potentialités de l’humanité qui adviennent par le processus de l’éducation et de la culture. Avec le stade adulte, l’être humain murit et s’accomplit, trace son chemin , plus ou moins facilement selon les conditions sociales. Une chose est sûre : il acquiert une expérience toujours unique, car personnelle. Joies et peines, s’y mêlent en proportion variable.

De l’activité professionnelle et de la vie affective se dégagent des leçons plus ou moins surmontées, qui façonnent des personnalités toujours singulières et originales.

Nous appellerons , troisième âge ce que trop longtemps on a appelé » vieillesse » selon le seul critère de l’évolution corporelle , au demeurant très différencié selon les conditions de fortune et de soin de soi qu’héberge une société encore fortement inégalitaire.

Apprenons à considérer autrement ce troisième âge pour en découvrir les ressources insoupçonnées , qui n’ont rien à envier aux deux âges antérieurs pour peu que l’on s’attache à les cultiver. Les universités populaires , dites souvent inter-âges, s’y emploient de façon remarquable. On y voit des personnes naguère clouées à leurs taches , à leurs responsabilités familiales, à des emplois du temps sans vraie possibilité de distance aux choses et aux contraintes quotidiennes, naitre à d’autres registres de l’existence. La culture désintéressée, goutée pour elle- même, déverrouille alors les horizons, tandis qu’apparaissent d’autres façons de travailler et de créer, de partager et de faire société. ; Ce qui surgit alors, ce n’est pas le temps de la retraite au sens strict d’éloignement radical de toute activité, mais au sens autrement plus positif d’occasion nouvelle pour donner à sa vie une autre dimension. Les progrès de l’hygiène et de la médecine font de cet âge une époque de vigueur d’un nouveau genre : l’affaiblissement relatif des forces physiques pour être compensé voire surmonté par une autre forme d’énergie vitale , appuyée sur la valeur inestimable des savoirs et des savoir- faire, des expériences et des pratiques maitrisées, de sagesses advenues au fil des âges, toutes choses qui peuvent être partagées, mises en dialogue, mutualisées de façon inédite. Le troisième âge de la vie devient alors une chance pour valoriser, partager ce que l’on a appris et médité auparavant, de vivre un nouveau rapport au monde et aux êtres, au travail et à l’accomplissement de soi par la culture continuée, le dialogue interhumain, la construction de nouvelles relations. Au seuil de ce troisième âge, il faut donc bannir les tristes lieux communs sur la vieillesse , age supposé de ce troisième âge, âge supposé de déclin et de nostalgie déprimante, ce sentiment de ne plus « être dans le coup ». Il s’agit de s’affranchir d’une disqualification illégitime de la vieillesse , et cela peut paraître difficile dans une société médiatisée qui pratique le « jeunisme » à outrance. Le mot d’ordre «  place aux jeunes «  doit alors être réinterprété et délivré de son abstraction ; Il peut vouloir dire que pour certaines taches les « jeunes » doivent prendre le relais des personnes dites « âgées »,

( mais selon quelle mesure quantitative ? ). Mais il ne doit plus vouloir dire que les personnes du troisième âge n’auraient aucun rôle à jouer dans la vie sociale voire économique , comme dans la culture commune de la pensée ou de l’art , de l’éducation et de la perpétuation du grand récit de l’aventure humaine. Nombre de sociétés dites « primitives » de façon ambiguë ont à cet égard bien des leçons à nous donner , elles qui assurent aux personnes « âgées » la possibilité de se rendre utiles jusqu’à leur dernier souffle, conservant ainsi leurs raisons de vivre et de vivre bien.

Bref il faut rompre nettement avec tout ce qui ressemblerait à une relégation dans la solitude , un renoncement à faire et à créer, un repli sans raison ni motif dans le sentiment que la vie est révolue.

Le projet qui suit résulte d’une conviction vive inspirée par un optimisme sans naïveté.

A la nostalgie de ce qui n’est plus et à l’enfermement mélancolique dans les souvenirs , il substitue une perspective de construction commune ou chacune et chacun trouve sa place, ou la richesse de chaque personnalité et de chaque expérience trouve à s’employer. N’est-ce pas un immense trésor que l’interaction possible des consciences habitées par tant de différences de trajectoires existentielles, de cheminements professionnels , d’expériences subjectives tristes ou joyeuses ? Et n’est-ce pas non plus un gisement formidable de ressources à partages, à conjuguer en misant sur leur complémentarité ? La conviction qui a fondé le présent projet est une sorte de pari sur la fécondité du troisième âge, occasion unique de rebondir, comme on dit, c’est à dire de se découvrir actrices et acteurs d’une nouvelle façon d’être, plus déliée peut être que l’époque des contraintes familiales et sociales de l’âge adulte. L’âge de la retraite et de la vieillesse est trop souvent confondu avec une solitude inexorable et une relégation irréversible, sources d’exil hors de la vie. Une image terrible . Des personnes accablées par les années , aux silhouettes faméliques , s’éloignent discrètement dans la banquise ou le désert , jusqu’à disparaître et se noyer dans l’horizon. NON , il n’y a rien de fatal à cela.

C’est bien souvent une société grisée de ses débauches existentielles, consommant et gaspillant sans aucune place possible pour la responsabilité humaine ou écologique, qui relègue les plus démunis dans les marges du profit immédiat. Voyez ces hypermarchés ou dégouline l'écoeurante mise en scène d’une consommation surexcitée, frénétique, ou les pousseurs de caddy permettent à leur insu la disparition d’emplois multiples, et se gorgent d’illusion dans les ilots de pertes qu’entoure l’océan de profit. Combien de chômeurs en fin de droit et en désespérance, dérivant dans la pauvreté ( avoir peu pour vivre) puis la misère, ( ne plus avoir assez pour vivre ) ? Les mouroirs accueillent les «  personnes âgées » reléguées hors vie sociale dans de grandes salles communes ou restent allumés des téléviseurs que nul ne regarde, attentives seulement à un « bonjour » ou à un sourire qui les réinstalle pour un instant fugitif dans le souvenir d’une humanité perdue, embrumée dans le non-sens de journées d’attente. Attendre quoi, sinon le dernier souffle d’une âme évadée d’un corps inutile ?

Redonner sens au « je » dans la réinvention d’un « nous » : construire et faire exemple.

Refondons le troisième âge. Mais pour cela il est impossible de méconnaître les grandes inégalités de conditions de fortune et d’espérance de vie en bonne santé qu’elles entrainent (aujourd’hui environ 7 années d’écart selon les CSP¨) ( catégories socio-professionnelles ); Ces inégalités engendrent en effet de grands écarts en ce qui concerne l’implication possible dans un projet. On ne peut donc penser ce projet en feignant de les ignorer. Pas de projet accessible seulement aux riches. Chacune et chacun peut ou doit pouvoir avoir sa chance, ou plutôt la forger dans une communauté animée par la justice, seul fondement possible de lien social authentique. .

 

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